EL-ANCER (JIJEL). Vers la réfection du pont de Lemlaki

d 370901vers la refection du pont de lemlaki 4bf6eAu centre de toutes les préoccupations depuis son effondrement, il y a deux ans, le pont de Lemlaki, à El-Ancer, à une quarantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Jijel, verra bientôt un autre s’ériger à sa place. 

Ce projet a d’ailleurs fait l’objet d’une attribution provisoire pour un montant de 410 591 650 DA et un délai d’exécution de 12 mois. Il convient de signaler que l’importance de cet ouvrage, une fois livré, sera telle qu’il permettra de faciliter le déplacement des populations locales en direction des localités sud d’El-Ancer.

 

Il permettra aussi une liaison entre la RN43 traversant la région et ces mêmes localités. Si un passage a été réalisé sur le lieu d’effondrement de ce pont grâce à un élan de solidarité des entreprises locales, les populations de ces localités sont toutefois restées confrontées à des difficultés de déplacement. 

Lors des grandes intempéries, des inondations rendent difficile, voire impossible, leur déplacement. L’inscription de ce projet a été annoncée, après que le ministère des Travaux publics a été saisi de son effondrement pour permettre sa réalisation dans les meilleurs délais.

Sauf que cette procédure a pris du temps, notamment pour le montage financier de l’opération. Le délai de 12 mois, annoncé pour sa réalisation, ne peut que réjouir la population locale qui peut espérer se déplacer dans les meilleures conditions dès l’achèvement des travaux.

Il convient de signaler que de part et d’autre de ce pont à réaliser, c’est le CW135 B qui connaît une certaine dégradation, nécessitant des opérations de réhabilitation. 

Sous l’effet des glissements de terrain, cette voie reste difficile à emprunter en certains endroits. Son importance est telle qu’elle relie de nombreuses localités, au Sud, jusqu’au chef-lieu de la daïra d’El-Ancer, et de là vers la voie express de la RN43. Le CW 135 B relie également les communes d’El-Ancer, de Bouraoui-Belhadef, d’Ouled Asker et de Chahna.

D’où sa grande importance dans le désenclavement de toutes ces régions à vocation rurale. L’effondrement du pont de Lemlaki, à la fin du mois de janvier 2018, a remis sur la table des préoccupations la nécessité de revoir les conditions de déplacement des populations locales.

Des mouvements de protestation ont même été initiés après son effondrement pour interpeller les autorités sur les conditions d’isolement dans lesquelles se sont retrouvées plongées ces populations. 
 

avec Amor Z. liberté