SAISON ESTIVALE À JIJEL. Plus de 4,5 millions d’estivants sur les plages

d 364602plus de 4 5 millions destivants sur les plages 35ebbLes plages de la wilaya de Jijel ont fait le plein des estivants durant la courte période estivale de cette année à telle enseigne que les services de la Protection civile ont estimé leur nombre à plus de 4,5 millions de personnes. Ils ont, par ailleurs, été 1 764 800 à avoir investi ces plages depuis la décision de leur réouverture le 25 août dernier.

Durant cette période, les secouristes de la Protection civile ont sauvé d’une noyade certaine 2321 personnes, dont 199 ont été secourues sur les lieux et 113 transférées vers des centres de soin. Au mois de juillet, et avant la fermeture des plages, l’on a toutefois déploré le décès par noyade de 5 personnes dans des zones de baignades rocheuses et interdites à la baignade. 

Les plages les plus fréquentées ont surtout été celles de Sidi Abdelaziz, à une trentaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Jijel, Kotama, au centre-ville de Jijel, Beni Belaid, dans la commune de Khiri Oued Adjoul.

D’autres plages, à l’image de celle des Grottes Merveilleuses et du Rocher-Noir, plus à l’ouest de Jijel, ont fait le plein des estivants, se comptant par milliers. L’autre plage la plus fréquentée a été sans conteste celle d’Oued Z’hor, dans la localité de Beni Ferguene, relevant de la commune d’El Milia, à l’extrême nord-est de la wilaya de Jijel.

En dépit de sa fermeture à toute activité estivale depuis au moins deux décennies, celle-ci, qui est considérée comme la plus grande plage de la wilaya de Jijel, a fait son plein d’estivants. Le paradoxe a fait qu’en dépit de cette fermeture, ce rivage a renoué avec une grande affluence tout au long de sa zone de baignade, s’étendant sur une dizaine de kilomètres. 

D’ailleurs, des voix sont de plus en plus nombreuses à s’élever pour demander sa réouverture, surtout que la région a retrouvé tout son calme sur le plan sécuritaire. Sur les lieux de ce rivage, et tout au long de cette édition estivale, des milliers de personnes ont préféré séjourner en bord de mer de cette localité en dépit de l’absence du moindre dispositif de surveillance des baignades. 

Et fort heureusement, aucun cas de noyade, ni incident n’a été signalé dans ce littoral, livré toutefois à un abandon total en dépit des atouts et des opportunités qu’il offre pour un séjour balnéaire.

Profitant de l’absence des services communaux pour la gestion de cette plage, des bandes de jeunes débarquent sur les lieux et délimitent des espaces pour imposer le paiement d’un “droit” de stationnement à des estivants, n’hésitant pas à payer pour éviter altercations et accrochages verbaux avec ces individus.

Un véritable racket qui s’opère sur une plage qui aurait pu générer d’importants dividendes financiers au profit de l’APC, qui l’abandonne à son triste sort. Cet abandon ne concerne pas cette bande côtière, puisqu’il s’étend à toute une région offrant d’importantes opportunités touristiques et agricoles et nécessitant une réelle prise en main pour son développement. 

C’est du moins ce qu’espèrent les natifs de la région, dont certains sont partis s’installer ailleurs sous d’autres cieux durant la décennie de lutte contre le terrorisme. C’est dans cette optique qu’une association locale milite pour la réhabilitation non seulement de la plage, mais de toute la région pour faciliter le retour et la fixation de la population dans ces contrées abandonnées.

Amor Z