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Retour sur une page d'histoire.

Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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Ma grotte.

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Un ami, Paul ISEL conteur patenté, grand spécialiste des légendes et histoires de terroir nous raconte sur sa grotte située au niveau du petit phare...
Au travers du récit clair et attirant, Paul dépeint un univers marin fascinant, les vagues, les rochers, reflets du soleil sur l’eau, les grottes secrètes… C’était toute notre vie de jeunesse !!
Tout ceci concourt à créer des toiles légères pleines d’une symbolique et d’une poésie reposante et sereine...Merci mon ami.
Paul Isel raconte:
"... Lorsque nous étions jeunes, en été , un de nos passe-temps favoris était d'aller explorer les dessous de la jetée du port de Djidjelli. Elle était constituée d'énormes blocs de béton, posés côte à côte et empilés les uns sur les autres. Lorsqu'il n'y avait pas de vagues, on venait en nageant du côté de la pleine mer et on s'introduisait dans les interstices larges de 50 cm à un mètre. Il valait mieux avoir des lunettes de plongée ou un masque (articles très rares à l'époque!) pour débarrasser les parois des oursins ; sinon épaules ou jambes pouvaient se transformer en pelotes à épingles !
Généralement, au bout de 3 ou 4 m, le couloir était obstrué par un bloc perpendiculaire ; il fallait alors voir s’il n’y avait pas une « rue » transversale à droite ou à gauche. Au début la lumière entrait à flot, mais plus on s’enfonçait, plus elle devenait rare et l’émotion grandissait... De véritables labyrinthes! Lorsque nous nous trouvions dans un cul-de-sac, ceux qui avaient un masque devaient plonger et, guidés par des puits de lumière, passer en apnée sous des blocs et tenter d’atteindre une nouvelle salle. La vue était souvent féerique mais très impressionnante. On appelait ça des « grottes » ; les plus connues avaient des noms : « Grotte des Outlaws »... « Grotte des 3 Piquets »...
Je pense que nous n'étions pas conscients du danger encouru ; mais, à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’accident dans ces galeries...
Moi aussi, j'avais ma grotte mais j'en étais jaloux et n'aimais pas la montrer. Elle était différente des autres car elle se trouvait sous le phare ! Oh ! pas bien grande, 2m2 tout au plus, mais c'était un endroit secret... Vous vous souvenez que le phare avait été construit sur un rocher ; du côté de la terrasse (d'où on plongeait) ce rocher présentait une anfractuosité qui avait été murée lors de la construction de la jetée. Lorsque la mer battait, j’avais remarqué que de l’air sortait en sifflant par un trou de ce mur. Bizarre ! Il fallait donc aller voir ce qui se passait derrière... J'ai alors pris mon masque, je suis allé explorer la base du phare et le succès ne s'est pas fait attendre : par 2 m. de fond, entre deux rochers, s'ouvrait l'entrée de la crevasse. Avant d'aller plus loin, il m'a fallu, à l'aide d'un bâton, retirer les nombreux oursins fixés aux rochers, voir si je ne risquais pas d'être coincé dans le passage étroit, et essayer de chasser de ma mémoire le souvenir d'un texte de Victor Hugo étudié en classe quelques semaines auparavant : "Giliatt et la pieuvre". Voyant qu'aucun monstre ne gardait la caverne, et après avoir fait une grande provision d'air, j'ai plongé, le coeur battant, et me suis finalement glissé à l'intérieur. La petite grotte ne recelait aucun piège, elle recevait le jour et l'air par une minuscule " lucarne " et on pouvait y respirer normalement. Elle constituait d'autre part une excellente cachette et, par la suite, lorsque nous jouions à cache-cache ou à " tu l'as " (en France, on dit " à chat "), je sautais du haut de la terrasse (7m) mon masque sous le bras, faisais surface le temps de l'enfiler, puis replongeais et je disparaissais dans mon antre... Les autres me cherchaient entre les blocs, dans les endroits connus, puis finissaient par abandonner la partie. Jamais personne n'a imaginé que j'étais peut-être noyé, coincé sous un rocher...
Un jour, je me souviens, je l'ai fait visiter à Michou Nola. Naïade élégante mais un peu casse-cou ! Vingt ans plus tard, je lui ai rendu visite en Uruguay, où elle vivait avec son mari, Gilles Legris. Comme je n'avais pas laissé beaucoup de traces dans la mémoire de mes concitoyens je me demandais si elle se souvenait encore de moi ; mais la première chose qu'elle a dite, en me présentant à ses enfants, c'est : " Vous voyez ce monsieur ? eh bien il avait une grotte sous le phare de Djidjelli! " .
 
Avec Paul Isel....................http://www.djidjellisouvienstoi.com/

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