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Retour sur une page d'histoire.

Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE DE LA VILLE D’EL-MILIA. La population sous la menace de la soif

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À peine installé, l’été sonne déjà tel un cauchemar pour les habitants qui doivent s’adapter à une saison de difficulté quant à leur alimentation en ce précieux produit.

Et c’est l’ADE qui l’annonce. “Nous ne pouvons rien, c’est ce que nous avons comme possibilité pour pomper l’eau”, déclare, sans coup férir, le responsable local du centre ADE de cette ville, dont la population vit au rythme d’une sévère crise d’eau qui n’en finit pas d’empoisonner son quotidien. 

 

À raison d’une heure et demie par semaine, le temps de distribution d’eau, qui reste soumis aux caprices des agents chargés de l’ouverture des vannes, est souvent réduit de moitié. “Nous ne pouvons pas passer notre temps à surveiller votre quartier”, lâche le même responsable aux citoyens de la localité d’Ouled Salah, venus se plaindre du manque d’eau dans ce quartier touché de plein fouet par cette grave et interminable crise. “Nous avons pourtant pompé plus de temps qu’il n’en faut”, se ressaisit-il avant d’être interrompu par un collègue qui lui fait remarquer que la veille une coupure d’électricité est intervenue dans la nuit, “rendant aléatoire le pompage d’eau pour ce quartier”. “Nous subissons les contraintes de ces coupures et nous ne pouvons pas y remédier. C’est Sonelgaz qui en est responsable. Chaque nuit, elle perturbe le pompage de l’eau”, tente de se justifier le même responsable. 

Celui-ci rappelle qu’il y a un projet d’AEP à la cité Ouled Salah, signifiant ainsi à ses interlocuteurs d’aller faire des démarches auprès de l’APC pour accélérer les procédures de son lancement. “Ce projet va encore traîner, ce n’est pas la première fois qu’on nous en fait part, nous sommes habitués à ces promesses, essayez plutôt de régler ce problème d’eau qui vous concerne”, lui rétorquent indignés et en colère ses interlocuteurs. C’est véritablement un dialogue de sourds qui s’instaure entre l’ADE et ses clients qui sont éternellement confrontés à cette histoire d’eau. Le comble est qu’aucun responsable n’est en mesure d’intervenir pour trouver une solution au calvaire de la population locale. Pas même le directeur de l’unité ADE de Jijel dont dépend le centre d’El-Milia. À maintes reprises, celui-ci a été informé de ce problème sans que la situation change. 

“Il faudra attendre la mise en service du projet d’AEP depuis le barrage de Boussiaba pour régler ce problème”, se contente-t-il de préciser. Pendant ce temps, nous constatons, impuissants, les innombrables fuites d’eau qui inondent la ville à chaque ouverture des vannes. “Les deux tiers de l’eau pompée partent dans ces fuites”, fait remarquer un ex-responsable du centre local de l’ADE. Toute cette quantité d’eau va dans la nature, dans les rues et les trottoirs pour finir dans les réseaux d’assainissement au lieu des réseaux de distribution d’eau ! 

Quel gâchis, serions-nous tentés de dire, dans un contexte où toute la population de la ville crie toute sa détresse à longueur d’année. Et dire que l’ADE ne lâche pas prise et continue à “harceler” ses clients pour s’acquitter de leurs factures de consommation d’eau tout juste insignifiante, vu leur faible alimentation en eau pour leurs besoins quotidiens. “Quelle facture !”, pestent-ils. “Nous achetons au minimum quatre citernes par mois au prix de 3000 DA, et l’ADE ne nous pompe que du vent, sinon des quantités insignifiantes qui ne suffisent même pas aux ablutions et elle nous demande de payer. Payer quoi ?”, fulminent des citoyens avec ironie. Seule possibilité pour régler ce problème, la mise en service du fameux projet d’AEP depuis le barrage de Boussiaba qui est constamment retardé. 

C’est la seule option pour améliorer la distribution d’eau dans cette ville, selon ce qui est avancé. Mais encore faudrait-il que les canalisations vétustes supportent la pression de l’eau qui sera pompée à partir de ce barrage. Autant dire qu’en attendant que les autorités concernées se penchent sérieusement sur ce problème qui rend quasiment impossible la mission d’AEP de la population de cette ville, celle-ci reste plus que jamais livrée à la débrouillardise pour s’abreuver.


Amor Z.

Commentaires   

saladin
# saladin 24-06-2020 11:18
Incroyable !
58 ans d'indépendance n'ont pas suffi, pour régler le problème d'eau!
Si le problème se pose à El Milia , chef lieu de la daïra, quoi dire de ses communes,douars et mechta ?
Et dire que ce n'est pas les barrages qui manquent, dans les parages !!!

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