France, les rebelles disent " ne nous battons pas " alors que les manifestations musulmanes éclatent...

une traduction que je viens de faire du texte du journal Américain, the Daily Universe du 10 Mai 1961 sur Jijel,

PARIS, le 10 mai (UPI) - La France et le gouvernement provisoire algérien rebelle  sont aujourd'hui prets d'un accord pour entamer des négociations la semaine prochaine, afin de mettre fin à la guerre qui dure depuis six ans et demi en Algérie.

Une source faisant autorité à Tunis, siège du gouvernement rebelle, a déclaré qu'une annonce à cet effet serait faite dans les 24 heures à Tunis, et à Paris.

Après cela, le Premier ministre rebelle Ferhat Abbas fera un discours radiophonique au "peuple algérien" sur la difficulté des négociations à venir, selon la source. L'annonce couplée à l'allocution d'Abbas, pourrait mettre un terme aux nouvelles manifestations Musulmanes qui ont éclaté en Algérie aujourd'hui... Lire la suite ici

 

Les civils Musulmans, poussés dans leurs Casbahs par la "révolte des généraux" de droite contre le président Charles De-Gaulle le 22 avril, ont recommencé à réagir avec des manifestations aussi violentes que celle qui a provoqué un bain de sang à Alger en décembre dernier.

Des centaines de jeunes hommes, soutenus par des femmes implorant l'appel à l'action "Yoo-yoo-yoo-yoo" des rebelles, se sont rassemblés dans le petit port de Djidjelli, au Nord-Ouest de Constantine, scandant des slogans pro-rebelles, et agitant des drapeaux rebelles. Trois musulmans ont été tués, et 10 ont été blessés dans des affrontements avec la police.

Plusieurs centaines de Musulmans du village de Montebello, près de Blida, et 2.000 autres à Marengo, à une cinquantaine de kilomètre à l'ouest d'Alger, ont organisé des manifestations similaires.

Bien que les manifestants aient été dispersés dans les deux villages sans pertes graves, la police craignait que la frénésie des rebelles Musulmans ne s'étende à Alger, et à d'autres grandes villes, si les négociations de paix étaient retardées encore plus longtemps.

Amicalement.
M. Gigelli