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Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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LES BRUMES DE NOS MARTYRS

Plage Sidi Abdelaziz

A la veille de la mère des commémorations de notre pays. A la veille du souvenir de la balle qui arrête la vie, du village brûlé, de l'homme qui tue l'homme, la femme et l'enfant sans raison autre que celle du plus fort. A la veille de ‎la douleur lancinante qui bloque la respiration. A la veille du souffle qui s'évapore , délivrance.

Les brumes de nos montagnes sont les souffles de nos morts. Alors, QUAND VOUS VERREZ CES BRUMES MATINALES AYEZ UNE PENSEE POUR CEUX QUI SONT PARTIS . Ils reviennent chaque automne pour nous rappeler leur sacrifice.
Ils restent dans nos montagnes, leurs montagnes. Un jour, ces brumes descendront sur les cités. Gardons les propres, ne crachons pas dessus, ne jetons pas nos déchets sur leurs trottoirs. CES RUES ET CES TROTTOIRS PORTENT LEURS NOMS. Q'elles soient toujours belles et propres, sans fanions ni mini drapeaux. UN GRAND DRAPEAU SUFFIT.

 

 

Igel jijel.info

Commentaires   

saladin
# saladin 30-10-2020 10:54
Dans son formidable livre " Les Maquisards ", le capitaine ALN Mansour Rahal , alias Saïd Benabdallah, rahimahaou Allah, écrit que des moudjahidin auressiens avaient trouvé, un poème manuscrit sur une feuille de papier, à coté du corps d’un chahid qui portait les stigmates de la torture, dans la déchera des Beni Melloul, en plein Aurès, suite à l’infernale opération Ariège. L’auteur est anonyme, mais Mansour Rahal déduit qu’il s’agit probablement d’un algérien du contingent français qui fut le témoin de cet acte odieux.

Le voici tel quel:

Aux Martyrs

Martyr qui gît là, mon frère,
Inerte et sans vie, tu nous quittes,
Mais ton âme sur cette terre
Trouvera en nous son gîte.

Ta fin, si noble et si glorieuse,
Cette fin que tous nous envions,
Est le début d’une ère heureuse,
Porte close sur l’enfer que nous vivions.

De ce sol que ton sang arrose,
Jaillira la Liberté, ce délice
Qui aura la senteur de la rose,
La beauté de la vie, le gout du sacrifice.

Que les enfants de Jeanne la Pucelle sachent
Qu’il n’est et ne sera jamais possible
De mettre le joug à un Arabe,
Chez lequel, la dignité est sacrée.

Martyr, tu montres à ces émules de Napoléon
Qu’à ton Algérie qu’ils veulent soumettre,
Tu préfères t’en aller dans le néant,
Emportant avec toi, tes convictions sacrées.


Rahima Allah El Chouhada
Gloire à nos martyrs.
Igel
# Igel 30-10-2020 13:44
Ce poème, aussi anonyme soit-il, ne peut être l'oeuvre d'un Algérien aussi égaré soit-il. Il y a deux raisons à cela: la première est qu'il aurait fallu le penser, le rédiger et le déposer auprès de la dépouille avant son enlèvement et la deuxième, majeure, est qu'un Algérien n'a jamais traité un autre Algérien d'Arabe aussi digne soit-il et pour quelle raison de rime que ce soit.
saladin
# saladin 30-10-2020 16:30
Citation en provenance du commentaire précédent de Igel :
Ce poème, aussi anonyme soit-il, ne peut être l'oeuvre d'un Algérien aussi égaré soit-il. Il y a deux raisons à cela: la première est qu'il aurait fallu le penser, le rédiger et le déposer auprès de la dépouille avant son enlèvement et la deuxième, majeure, est qu'un Algérien n'a jamais traité un autre Algérien d'Arabe aussi digne soit-il et pour quelle raison de rime que ce soit.


Ci-dessous est la page 310 du livre ‘’ Les Maquisards ‘’ où le poème en question est écrit.
A savoir que l’auteur du livre est le moudjahid Mansour Rahal alias Saïd Benabdallah.
Il était officier ALN responsable des transmissions , secrétaire principal de l’historique wilaya I.
En 1960 il avait le grade d’aspirant ALN.
En 1962, après le cessez-le-feu, il était capitaine ALN, membre de la commission mixte du cessez-le-feu, pour la wilaya des Aurès.

Rien ne peut dire que le poème n’a pas été écrit auparavant, et que l’algérien de contingent ne faisait que poser la feuille manuscrite, à coté des dépouilles de ses compatriotes que la soldatesque française torture et tue...

Faut-il savoir qu’Arabe , à l’époque, voulait dire tout simplement algérien.
Autrement dit, arabe, kabyle, chaoui , m’zabi, tergui ou musulman , c’est du pareil au même, pour le colonisateur. Ce n’est qu’après notre indépendance que les français, en particulier, avaient commencé à faire la différence.
Vas-y savoir pourquoi... ?

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