Hommage à l'homme de lettre à Boulaïd Doudou...

Boulaïd Doudou, plus connu sous le nom de Abou Laïd Doudou, est né le 31 janvier 1934 à Tamenjer, près d’El-Ancer, aujourd’hui dans la wilaya de Jijel. L'’Autriche tient une grande place dans la vie de l’'Algérien. En effet, après des études à Constantine, Tunis et Bagdad, couronnées par une licence en littérature arabe, il rejoint Vienne en 1952 pour des études orientales (littérature perse et arabe), notamment, et obtenir en 1961 un doctorat en philosophie. Il a également durant huit ans travaillé comme lecteur et professeur à l’'université de Vienne et de Kiel en Allemagne, puis, à partir de 1967, comme interprète et juridique assermenté.

De retour en Algérie en 1969, Boulaïd Doudou est devenu professeur de littérature comparée à l’'université d’'Alger. Doudou a traduit plusieurs oœuvres littéraires autrichiennes de Franz Kafka, Arthur Schnitzler et de Stefan Zweig qui, ainsi, ont pu être distribuées dans le monde arabe. Il a également traduit Œle livre d’art littéraire du Polonais Roman Ingarden (1892- 1970). Quelques années avant son décès survenu en 2004, il avait traduit vers l’arabe les Métamorphoses (L’âne d’or) du numide Apulée de Madaure (123- 170 après J.-C.), considéré comme le premier grand roman en prose de langue latine. La salle de conférences du sous-sol de la place Audin à Alger porte aujourd’hui le nom de Abou Laïd Doudou.

Kader B.