Hommage à Ferhat Abbas...

48422461 2335901443117809 3658004185506381824 n

Ferhat Abbas, dont on célèbre ce 24 décembre 2018, le 33ème anniversaire de sa mort, a mené toute une vie faite de droiture avec pour ligne de conduite constante, la vertu morale, la vertu de l'exemple et de la fidélité aux principes. Je hais la violence, je hais plus encore l'injustice et le conservatisme des castes repues a-t-il souligné dans son livre la Nuit Coloniale. 

Tout au long de son parcours politique, il milita avec franchise, sincérité et abnégation pour le bien-être du peuple qu'il aimait tant et dont il sentait et comprenait les souffrances multiples et les aspirations profondes. Ayant grandi en effet au milieu des siens dans son douar natal, il déclarait simplement que sa solidarité à l'égard des masses paysannes était en quelque sorte biologique.

Elle ne fut au demeurant jamais mise en défaut. Il privilégia, par ailleurs, avec humilité, l'analyse lucide et le souci de la rigueur et de la vérité. A cet égard, en vrai démocrate, il fut partisan du débat contradictoire et ne pouvait être que l'ennemi implacable et irréductible de l'analphabétisme et de l'inertie intellectuelle. Ferhat Abbas avait de fortes convictions politiques qu'il défendait avec courage, parce que justes et dédiées au fondement d'un Etat viable et puissant. A ses partisans et à ses concitoyens, il ne cessait de prôner les valeurs et idées forces que sont l'éducation, la culture et la modernité. Ne disait-il pas, notamment, dans son testament politique, qu'”à la foi et aux principes, les peuples n'ont besoin d'ajouter, pour conquérir leur liberté, que l'énergie au travail et l'amour de la science. Croyons à la vertu du travail, croyons à la science, à cette force capable de soulever des montagnes. Un peuple sans savants, sans techniciens, sans ingénieurs, est un peuple sans âme, sans assise”. Ce sont là quelques-uns des messages de l'humaniste dont il faut s'imprégner, car ils sont à la base de la grandeur des nations. La première strophe du poème composé par Frank Holden à l'occasion de l'Aïd Es Seghir 1961, et dédié “à Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne”, cerne avec pertinence la dimension de l'homme historique, comme “homme d'action, homme de paix, homme de résolution, homme d'épée”.

La famille Abbas