Le pêcheur dans la nuit

Il est partout des terrasses. Ces constructions.
Allant ainsi en hauteur. Bouchés les horizons.
Après avoir construit sur la surface des terres.
L’homme n’aperçoit plus le ciel ni son parterre.
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Le champ des étoiles et guère plus leur amas.
Le firmament, son étendue et son panorama.
Le noir manteau de la nuit de ses perles piqueté.
Encore l’étendue du ciel, de lueurs mouchetée.
 
Ni galaxies ni constellations ne sont visibles.
L’Etoile Polaire et la Grande Ourse. Invisibles.
Disparues Mars et Vénus, des anciens connues.
Seule est la disgrâce des toits. Déparés et nus.
 
Fasse Dieu, il est toujours l’immensité des mers.
La nuit, un marin sortît pêcher. Quittant la terre.
A l’entour, l’étendue d’eau, de silence baignée.
Sur son miroir s’y reflétant, la lune est alignée.
 
Plongé en ses pensées, le marin est si paisible.
De sa pipe tirant des bouffées en fixant la cible.
Les filets à remplir. Guettant un frémissement.
Loin de l’homme, ses turpitudes, en ce moment.
 
Une étoile filante passa. Il exprima alors un vœu.
Le pécheur dans sa barque à apprécier ces lieux.
Le regard loin, fixant les galaxies. C’était Orion.
Constellation aux sept étoiles. Au cœur brillant.
 
La mer n’est que clapotis. De poisson si remplie.
Le cœur de joie allègre. De silence l’air est empli.
L’homme est en harmonie. La paix en son esprit.
De la vie hors ces lieux, il n’en veut à aucun prix.

Noureddine Bousdira jijel.info