Les enfants des revenants « Ouled Aidoune ».

Les enfants des revenants « Ouled Aidoune ».  Transmis à la rédaction par Monsieur: Abdelaziz Boucherit.
Retirer la poussière des siècles sur l’histoire d’une région, longtemps ignorée et presque oubliée comme celle des Ouled Aidoune, n’est pas une démarche aisée à cause du manque manifeste d’écrits historiques.Même pour ceux d’entre nous, dotés des volontés les plus résolues, tenter de faire sortir de l’ombre l’histoire des Ouled Aidoune, me semble à juste titre nécessaire,même si les éléments de base reposent surles rares bribes de récitsetde légendes transmis jalousement par la tradition orale.
La tradition orale est un outil d’expression qui a forgé la mémoire culturelledes berbères et qui de surcroit est un support de communication de la vie quotidienne et du transfert d’idées entres les tributs. Mais la tradition orale ne suffit pas à cerner la vérité avec la justesse exigée que demande la véracité sur la validation des faits historiques.La formulationdu contenu des légendes, certes,élégante, lumineuse, raffinée et souvent lyrique,reste généralement souvent évasive et pauvre en détails. La seule certitude que nous tirons deces légendesc’est la célébration et glorificationdes moments d’héroïsme, de courage et d’amour.


Il suffit, alors, de créer un filtre et situer les légendes à la lumière de leurscontextes en comparant minutieusement leurs fonds avec lesfaits historiques connus et avérés, pour aboutir à une crédibilité évidente et probablement sans conteste. C’est sur cet évident procédé ce que le mot « EL-HARIKA » nous est apparu et finalement sorti du lot.
Le mot « El-Harika » n’est, donc, pas un terme banal, il authentifie, certes, les incendies en arabe,maisassocie et véhicule,avec plus ou moins de certitude,des événements qui ont été dramatiques, particulièrement chez les Ouled Aidoune. Le mot « El-Harika » a traversé les siècles pourarriver jusqu’à nous parce que sa symbolique avait marqué durablement les esprits de l’époque. Mais, que signifie-t-il ?
Par le passé et encore aujourd’hui, à Constantine ce mot est utilisé pour désigner les tribus des Ouled Aidoune et plus précisément les habitants de la région d’El-Milia.L’actuelle Constantine quifut la capitale de la Numidie orientale sous le nom de berbère de Kirtha, puis celui de Cirta sous la domination des Romains, avait gardé des rapports anciens et parfois conflictuels avec les peuplades qu’elle administrait. Le terme « El-Harika » est avéré et semble être crédible, venant apporter un témoignage sur un fait qui a marqué les esprits de l’époque,a un tel point que les berbères de Constantine le mémorisèrent pour faire un fanion. « El-Harika » a été certainement écorché, sublimé de son sens et même travesti aux goûts des circonstances. Mais c’est le seul mot qui nous est parvenu de si loin.
Arrêtons-nous un moment pour séparer le bon grain de l’ivraie. Aujourd’hui, la signification de « El-Harika » communément reconnue par les constantinois, semble désigner la caractéristique particulière de prononciation du Q et le K des El-Miliens.Le mot n’enchante pas, d’ailleurs,les El-Miliens. Il est perçu par ces derniers comme une méprise et une insulte qui signifie au sens péjoratif : « le montagnard bouseux » aux yeux des citadins Constantinois. Mais revenant à la prononciation phonétique citée ci-dessus. En effet, le K prononcé en Q n’est pas spécifique uniquement aux El-Miliens. Cette façon de parler est commune à toute la région de Jijel. Et pourtant les constantinois persistent à désigner par cette appellation de « El-Harika »lesseuls habitants d’El-Milia. Certes, El-Milia est le centre des Ouled Aidoune et par conséquent, on peut déduire que le terme « El-Harika »ciblait uniquement un événement marquant relatif aux tribus des Ouled Aidoune. D’ailleurs El-Milia n’existait pas à l’époque. Force est de constater que « El-Harika » conduit à désigner,en toute logique, un événement historique qui a bouleversé la région de Ouled Aidoune.
La seule explication qui semble crédible, et à laquelle il faudra l’attacher reste sans doute la référence au terme de « terre brulée » imposée par les tribus des Ouled Aidoune pour stopper l’invasion galopante des tribus conquérantes arabes, qui déferlèrent sur l’Afrique du nord au 7eme siècle après J.C. Les documents historiques existentet confortent cette explication. On se souvient à cette époque, que la reine berbère El Kahina, menant une résistance des plus farouches aux envahisseurs, avait ordonné aux tribus berbères de pratiquer la tactique de la terre brulée, comme modèle de défense,afin de contrecarrer l’avancée de l’invasion arabe.
Dont acte, même si les arabes furent vainqueurs, après une résistance héroïque menée par les tribus berbères de Ouled Aidoune, cette tactique priva les arabes des ressources comme le blé, l’orge ou le foin, freinant leur logistique de guerre et bloquant pour un temps l’avancée de leurs troupes.
Face à la résistance des berbères et aux grâces aux barrages imposés par d’immenses incendies dans les forêts, les troupes arabes se replièrent sur la Tunisie et revinrent à Kairouan pour un temps afin de contrer cette tactique à laquelle, ils n’étaient pas habitué jusqu’alors et retravailler leur logistique de guerre. Ceci fait, ils revinrent en force pour écraser avec une violence, sans scrupule aucun, la résistance des tribus Ouled Aidoune. La bataillefut des plus féroces et fini par un carnage qui avait littéralement vidé les territoires des Ouled Aidoune de ses hommes.Puis vint l’occupation des territoires des Ouled Aidoune, actée par les troupes arabes en perpétrant un génocide qui n’a jamais dit son nom.
Cette victoire des arabes sur les Ouled Aidoune, n’a été possible que grâceà la prudence des chefs arabes de mettre en garde leurs troupes afin d’éviter le piège de « EL HARAIK », terme qui signifie en arabe les incendies. Dans notre cas précis, il s’agissait, certainement, des feux de forêts denses et champs de récoltes provoqués, comme stratégie de défense : « La terre brulée » suggérée par El Kahina. Une stratégie payante car elle a permis,dans un premier temps, de faire barrageà l’invasion arabe de l’Afrique du nord.
Les tribus berbères des Ouled Aidoune, pour avoir résisté courageusement à l’occupation de l’Afrique du nord et surtout pour avoir défié les arabes afin de préserver leurs biens, leurliberté et leur modèle de vie, se heurtèrent à une violence barbare de la part des conquérants arabes. Ces derniers éliminèrent tous les hommes adultes et enfants âgés plus de neuf ans.Un génocide qui détruisit tout sur son passage, les hommes, les biens, les champs, les oliveraies…. Un massacre qui a créé pendant longtemps un grand vide et plongea les tribus des Ouled Aidoune, retranchées sur les flancs escarpésdesversants des montagnes, dans une misère sévère. C’est finalement cet événement qui a marqué les esprits et fut désigné par les berbères constantinois du « Drame des El-Haraik ».
Le premier nom désignant les tribus berbères, de ce qu’on appelle aujourd’hui, El Kabail el Hadara, fut celui « d’El-Haraik », avant qu’on lui attribue dans un deuxième temps, toujours par les arabes, le nom de « Kabail-El-Hadara » et finalement Ait Aidoune (Ouled Aidoune).Après avoir martyrisé, dépossédé et mis à genoux les tribus berbères de la région d'El-Haraik. Les arabes découvrirent avec étonnement le mode de vie des vaincus, avec des infrastructures importantes mises en place par ces berbères.Les arabes allèrent de surprise en surprise face au savoir-faire des hommes et des femmes berbères, à l’instar du ce génie de la gestion de l’eau basée sur des systèmes simples et efficaces pour irriguer les champs. Les magnifiques réseaux de la gestion des eaux usées des toilettes dont les canalisations enfouies sous terre et l’écoulement facilité par la descente des flancs des montagnes, se déversaitjusque sur les bords des Chaâba et Ouedsen occurrence Boussiaba et Oued El Kébir. Le hammam,avec des procédés intelligents des chaudières, la discrétion de l’intimité des toilettes et leurs canalisations, la gestion intelligente de l’irrigation des champs, les sciences agricoles et l’organisation d’un système social basé sur la solidarité, toutes ces découvertes, finissaient par pousser les arabes à se poser des questions et à s’interroger sur leurs jugements ubuesqueset méprisantsvis-à-vis des berbères.
Aux yeux des arabes, le degré de compétence de ce peuple méritait, plutôt, une grande reconnaissance. Les techniques et savoir faire des berbères n’étaient pas tombés, comme ça, du ciel. Ces connaissances étaient, notamment,le fruit d’un héritage, essentiellement transmis, par la présence romainequi datait du premier siècle av. JC. Les ruines romaines de la plaine de Bellara, des montagnes de Sidi Maarouf et celles de Tanefdour attestent d’une forte présence romaine dans les régions d’El-Milia et Collo.
Ainsi, les arabes apprirent beaucoup des berbères et finirent par les considérer à leur juste titre jusqu’à les désigner de « Kabail El Hadara » : Les tribus civilisées dont les limites se situent dans la partie orientale de la petite Kabylie.
C’est ainsi que les tributs berbères des Ouled Aidoune,affaiblies par la virulence des batailles, appauvries par la perte massive de leurs hommes et réduites à l’état d’esclavagepar leurs soumissions à la pratique des lois imposées aux mécréants, se voyaient pourtant glorifiéesd’un nouveau nom flatteur : « Kabail El Hadara » en hommage à leur génie et leur courage. Ils passèrent de« El-HARAIK » à « Kabail El Hadara ». Pour la première fois une région d’Afrique du nord a été surnommée de « EL-KABAIL »,en arabe cela veut dire les tribus, en berbère Adchor. Le terme Lkbail ou plutôt kabyle, version Française, a été attribué pour la première fois, par les arabes, à l’entité berbère de Ouled Aidoune. Le terme Kabyle était, véritablement, né à Ouled Aidoune dans les confins de la région qui englobe, aujourd’hui,tout le territoire de la ville d’El-Milia,la partie des territoires vers l’Est de Collo et enfin une partie de la région vers l’ouest jusqu’à Jijel.
La violence et l’acharnement avec lesquelles les arabes et lesnouveaux convertis à l’islam, leurs commis, avaient entrepris les compagnes d’arabisation, ajoutèrent une hostilitésous forme de résistance masquée, des tributs de Ouled Aidoune. Ces compagnesavaient duré 12 siècles, pour s’achever, enfin, au 19 ème siècle. La résistance de ces tribus mérite un grand respect et une grande reconnaissance quand on constate que les tribus des Ouled Aidoune ont conservé, jusqu’à nos jours,la spécificité de l’accent de leur langage. Certes, leur langue d’origine le Tamazighta été vidée de sa substance et réduite, désormais, à quelques bribes de mots berbères, beaucoup de mots arabes et enfin des mots Français.
L’appellation des Ouled Aidoune viendrait de l’arabe qui veut dire « Ouayaidoune » : En français « Ils reviennent ».
La légende raconte que sous la dynastie des fatimides créée, en petite Kabylie actuelle en Algérie, par l’association des tribus berbères des Kotama et des chiites partisans de Ali le gendre du prophète Mohamed ( SSSL), aux environs de 969 après J.C, cette dynastie déménagea pour aller s’installer en Egypte. Lors du départ d’Afrique du Nord, ils emportèrent beaucoup de jeunes berbères de Kabail El Hadara dont la qualification était architectes, constructeurs ou maçon afin de participer à la construction de la ville du Caire en Egypte.
Afin de rassurer l’inquiétude des familles de l’exil des jeunes architectes et maçons, berbères. Les arabes de la dynastie fatimide promettaient leurs retours des lors que leurs missions de transmission du savoir seraient achevées : « Ouayaidoune ». Cela signifie ; et ils reviennent. A partir de ce moment on appela les descendants des berbères exilés en Egypte : « Ait Aidoune » ou « Ouled Aidoune » ; Les enfants des revenants.
Cet article rend hommage à ce premier peuple berbère, pour sa résistance, pour son courage, pour son dynamisme, pour son savoir-faire, pour sa fierté, pour sa culture ancienne depuis le temps des Numides et jusqu’à leurs descendants, les Kotama. Il faut aussi lui rendre justice pour son rôle dans l’engagement avec bravoure dans des rébellions déterminantes pour la défense de l’Afrique du Nord et particulièrement dans la résistance héroïque menée pour le recouvrement de l’indépendance de son pays : l’Algérie.

Boucherit Abdelaziz le 30/12/2016

Commentaires   

jijel.jijel
# jijel.jijel 10-01-2017 23:00
Pour alpacino des Ouled Debbab,

Il faut peut-être chercher autour de la problématique des deux invasions arabes qui ont eu à 2 ou 3 d’intervalle et de leurs contributions à la formation des dialectes arabo-berbères.
La première invasion qu’on peut appeler celle de Okba Ibn Nafaa (qu’on peut aussi appeler pré-hilalienne) a introduit l’arabe en dans certaines parties en Afrique du Nord, cet arabe au contact des langues déjà existantes a donné des dialectes locaux plus ou moins « ressemblants ».
Ainsi dans les régions de Jijel, de l’est de Collo, de Tlemcen (Ghazaouet et sa région) s’est développé un dialecte presque commun avec des particularités phonétiques et grammaticales, ce même dialecte est presque similaire avec le celui du Jebli (au Nord du Maroc dans un croissant allant de Ceuta à Taza).
Lors de la deuxième invasion, les Beni Hilal bédouins (auxquels Ibn Khaldoun a réservé de nombreux chapitres) n’ont pas réussi à s’installer en Petite Kabylie, en Grande Kabylie, dans certaines régions du tlèmçenois et dans le croissant Jebli, régions montagneuses, assez peuplées, isolées, assez jalouses de leurs indépendances et climatiquement dures incompatibles avec le mode de vie bédouins.
Ainsi la grande kabylie a mieux conservé sa langue amazigh, car cette région n’a pas été touché par les deux invasions.
La région de Jijel, de Ghazaouet et le Jbalas du Maroc qui n’ont pas été touchés par l’invasion des Béni Hillal ont conservé leurs dialectes développés lors de la première invasion.
C’est pourquoi, il y a une grande similarité entre les dialectes jijeli, ghazaoui et jebli marocain avec des cependant certaines particularités locales.
Ce n’est qu’un petit résumé mais vous pouvez mieux piocher en vous intéressant aux parlers préhilaliens en comparaison avec les parlers hilaliens, ces derniers étant les plus répandus.
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fly1
# fly1 11-01-2017 09:38
Oui il y a cette ancienne hypothese (Gabriel Camp) qui dit que l'arabe prehilalien a été préservé dans quelques region mais que l'arabe hilalien a pris le dessus partout ailleurs.
Mais , en quelle année a commencé l'arabisation de la region de Jijel ? Quelle langue parlait ghazaouet à cette epoque ? Pourqoui on retrouve cet accent de Jijel presque partout au Maroc (et nonpas dans un seul coin)?.

Les même mots morisques et ottomans se retrouvent aussi bien dans tout le M'cirda qu'a jijel.
A Ghazaouet comme à Jihel par exempke on tznsforme dans certzins mot le D en T , Attarb au lieu de Addarb , Bita au lieu de Beida ......et ça est typiquement andaloux.
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fly1
# fly1 10-01-2017 21:44
Salam alpacino.
Et un peu aussi à Tlemcen , Selon Salah Bousselloua ,un autodidacte, cela viendrait du passage des Joajla avec Baba Arroudj il y a 5 siecles dans cette ville, une partie des Joajla s'y installèrent.
La famille Hadji de Ghazaouet, se revendique originaire de Jijel.
Baba Arroudj a fait beaucoups de ravage dans cette ville , à tel point que dans la region de Ghazaouet on dit : "ya rabbi hèkm lihoudi wala hèkm Ahmidi " ps : Ahmidi c le turque.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 11-01-2017 11:53
Je suppose que alpacino veut faire part des similitudes phonétiques et grammaticales, comme par exemple le qaf (ق) qui se prononce presque comme un kaf (ك) tandis que le kaf (ك) lui-même se prononçant comme « tch ».
De même l’article indéfini (un /une) est en ghazaoui « ha » et dans certains mots « d » se prononce « t » (Trabni au lieu de Drabni, Mrit au lieu de Mrid)
Exemple caractéristique : « Ha choutcha fel floutcha tchi tal3aat echèbtcha » (une épine dans la barque quand tu remontes le filet), ce je ne sais pas si c’est la même prononciation chez les Ouled Debbab.
A Jijel-ville le kaf (ك) ne se prononce pas « tch », tandis que dans certaines régions de la wilaya cette prononciation est courante : on dit de quelqu’un qui le prononcerait qu’il est « Mtchèwtchèw »
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Afer
# Afer 05-01-2017 14:16
hOUHOU yachkar rouhou... ha ha ha ha
au LIEUFDe Fermer le bec COMME L A BIEN DIT MR BOUCHERIT
wallahi tekaad bel rass
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fly1
# fly1 05-01-2017 13:38
Merci à jijel.jijel et à Saladin pour leurs riches contributions.on aime bien les personnes qui vennent apporter quelque chose , et non pas celui qui vient commenter rien que pour le plaisir de commenter .
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fly1
# fly1 05-01-2017 09:03
Finalement et en conclusion , mon tout premier commentaire a tout dit , sur cette ecrit .De tels ecrits pillulent sur le Net ,il en existe des tonnes.


"" Il y a l'histoire "vecu" et l'histoire "rapportee" , où l'on peut mentir , deformer falsifier .......
Pour ce texte de Mr BOUCHERIT (j'espere quil intervienne) , je me suis arrêté de lire au mot KIRTHA.
Le mot n'est pas berbere, c du latin ,Cirta s'ecrit CIRTA en latin et se prononce KIRTA toujours en latin.en effet en latin le "c" se prononce "k".j vais quand lire ce soir la suite , c sûr qu il y a beaucoups de cokies.""
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 22:37
Bien sur qu’il est fort probable et naturel que Ouled Aidoune a été désigné ainsi en référence au patronyme d’un patriarche local. Il en de même pour les communautés désignés par Béni, Ait, Ould.
Selon certains documents d’archives français facilement accessibles, les Ouled Aidoune d’El Milia sont constitués de deux branches familiales les douars de Ouled Kassem et de Ouled Debbab. La population totale des Ouled Aidoune constitués de ces deux douars était de 7 438 habitants en 1867.
J’ai pu retrouver des documents écrits en arabe et dont les données se recoupent assez bien avec les documents d’archives français, je vais essayer de les résumer malgré le fait qu’ils ne font pas référence à des sources précises.
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fly1
# fly1 04-01-2017 23:43
les choses se précisent bien donc ,et il est bien probable aussi (comme dans la plus part des tribus et sous-tribus) que Kassem et Debbab soient frères et Aidoune leur père.
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fly1
# fly1 04-01-2017 21:06
Je pense qu 'il est plus logique de rattacher " Aidoune " à un patronyme, car "Ouled" et en general suivi d'un nom d'une personne ou un famille.
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fly1
# fly1 04-01-2017 19:40
@JJ
Au sujet de Othmana Saadi , ce nest pas normal , mais c ça. L'histoire est à la fois une arme idéologique et poiltique dans son instrumentalisation. Exemple : confions-nous l'histoire (le même sujet) à écrire à 3 personnes , arabiste , berberiste et islamiste , chacun des 3 soi-disant historiens donnera une priorite et un bénéfice à sa cause , et jamais au fait reel et surtout pas contraire à sa cause.c de cette manipulation intellectuelle que naissent les conflits sociaux.la vérité historique en fait , sur un fait et effet ne peut être connu qu'en diversifiant ses lectures et ses sources (pour echapper à l'ideologisation de k'esprit ) , ensuite c à partir de l'esprit d'analyse et de critique qu'on a , qu'on peut tirer la vérité.
Pour ce qui de ce texte , je suis d'accord avec vous , sur le manque de reference et autres , choses importantes quand on "conte" l'histoire . sur d'autre forum algerien serieux que j fréquente , il ne sera pas valide , sans aucune référence et autres.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 16:42
Revenons à notre sujet à savoir Ouled Aidoun, les migrations internes et externes, et Hrika à prononcer( حرِكَ au lieu de حَرِقَ)

D'abord, je signale que je connais très bien la région d'El milia et beaucoup de ses habitants même les plus âgés (pour ma part je ne suis pas particulièrement jeune).

1- Avant la guerre de libération, aucun écrit en arabe ou en français ne fait allusion à une migration des tribus d'l Milia vers Constantine pour cause d'incendie gigantesque.

2- Le mot Hrika s'est très vite développé à Constantine à partir de 1956-57 et désignait les gens d'El Milia par ceux qui se disait "ness el blèd" ou si vous voulez ceux qui se prétendait de "pure souche".
Pourquoi 1956-57? L'armée française avait incendié, même en utilisant le napalm, les forêts notamment de la région d'El Milia et de Skikda; les pires incendies recensés en Algérie de 1880 à 1970 ont eu lieu durant cette époque. L'afflux vers Constantine n'est pas passé inaperçu, et les gens de Constantine savaient de la bouche des Elmiliens que cette migration est causé par Lèhrika ou incendies qui ont particulièrement touché Ouled Salah, Ouled Larbi, Béni Sbih, Boukhdache Mechat, et autres , d'ou peut-être cette dénomination péjorative de la part de la "bonne société" constantinoise.
C'est une hypothèse rapportée par beaucoup d'anciens mais cela n’empêche pas de piocher pour en savoir plus et mieux.

Pour ce qui est de 3aidoun, il faut aussi savoir que dans la région d'El Milia mais aussi dans beaucoup de région berbérophones on retrouve ce nom qui pourrait provenir de "3aidan" signifiant terrain plat ou de "3aidoun" signifiant cruche ou mèzla (à Jijel), en plus de l'hypothèse andalouse pour la terminaison "oune".

Pour ce qui est de la grande migration de fatimide de l'an 969 vers le Caire-Foustat, beaucoup de tribus de l'espace ketamien (particulièrement Ikjan du côté de béni Aziz et El Mahdya en Tunisie) y on participé mais aussi d'autres tribus beaucoup plus à l'ouest de notre région sans que cela se soit traduit sur des transformation de dénomination en Béni ou Ouled Aidoune.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 13:55
@Fly,
Loin de moi d'assimiler M. Boucherit à Othmane Saadi.
Othmane Saadi n'est ni historien, ni linguite et son cheval de bataille est de rapporter tout à la langue arabe et à l'Arabie sans documentation et sans argument scientifique, il ne fait que de la spéculation idéologique.

M.Boucherit a introduit un sujet intéressant sur les origines et l'histoire de tribus d'El Milia et en particulier des Ouled Aidoune.
Il n'a à aucun moment sublimé les invasions arabes en Algérie sans occulter les conséquences désastreuses de ces invasions sur les populations autochtones car il écrit:
"" Les tribus berbères des Ouled Aidoune, pour avoir résisté courageusement à l’occupation de l’Afrique du nord et surtout pour avoir défié les arabes afin de préserver leurs biens, leur liberté et leur modèle de vie, se heurtèrent à une violence barbare de la part des conquérants arabes. Ces derniers enfants âgés plus de neuf ans.Un génocide qui détruisit tout sur son passage, les hommes, les biens, les champs, les oliveraies…"

Othmane Saadi aurait écrit: "les gentils fatihines arabes sont arrivés les bras chargés de cadeaux et de fleurs, ils ont été accueillis par des youyou des chants et des danses, les plus âgés des Aidoune pleuraient de joie de retrouver leurs ancêtres arabes après plusieurs siècles de séparation."

Cependant son analyse n'est pas suffisamment étayée par des dates (il y a eu 3 invasions arabes: les deux "foutouhates" et les teghribiates des Banou Hilal"), par une chronologie pertinente (exemple les Ouled Aidoune avant l'avènement des fatimides et après la grande migration vers le Caire-Foustat dont faisait partie des Ketamiens soutiens des fatimides) et surtout par des documents historiques.
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fly1
# fly1 04-01-2017 14:22
On ne traite pas une personne d'arabiste , parce que on ne trouve pas de réponse à la question qu'il a posée. Pour moi arabiste berberiste et islamiste sont dans le même sac , c le même lot . Et c nuisible pour l'Algerie .
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Foughali
# Foughali 04-01-2017 15:29
salut JJ
Je suis de ton avis sur ce point....A savoir que l'auteur propose un extrait d'un livre qui parle de l'histoire d'une région et de ses souffrances à une époque....
Est ce un livre d'Histoire ou une présentation de l'histoire romancée, comme le font des écrivains francais, dont Max Gallo, qui mettent l'histoire à la portée de tous les lecteurs, en la rendant plus amusante et surtout plus simple et plus facile à lire....

M. Boucherit a du mérite à plusieurs titres, ne serait ce que pour la publication de cet extrait et sa disponibilité pour débattre avec nous sur ce portail.

Have a nice day.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 13:28
Dans toutes les langues certains mots ont plusieurs significations, ceci est élémentaire.
Un exemple est le mot anglais "good" qui a plusieurs significations selon le contexte et ce qu'il soit nom ou adjectif.
Un autre exemple est le mot arabe الجَمَلُ qui a le sens de chameau (sens le plus courant) mais aussi "évidence", "le travailleur nocturne", "la corde épaisse", "très gros poisson marin", et d'autres sens encore.

Il en est de même pour "harika" qui a également plusieurs sens dont le plus courant est "formidable, grand" mais aussi "gentil", sympathique", "génial", "opportun", "modèle",
Le "bon sujet", "le citoyen" obéissant est désigné par le chef par le terme "harika".

Bien sur lorsqu'on utilise Google Trad ou un petit dictionnaire, on va seulement trouver "Grand" ou un autre synonyme. Mais traduire n'est pas lire un dictionnaire!!
Ainsi si je traduit avec un "petit" dico en ligne " ربطت بقرتي بجمل" on va trouver "j'ai attaché ma vache avec un chameau" mais jamais "j'ai attaché ma vache avec une grosse corde".
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saladin
# saladin 04-01-2017 17:26
Depuis quelle date les constantinois ont commencé à appeler les El Miliens, El Haraïk ?
Si c’est récent, c’est-à-dire après le déclenchement de la guerre de l’indépendance, je trouve que ce que dit R.Bouabsa est un peu plus logique :

Pendant l'opération Challe, menée en 1959/1960 pour venir à bout de l'ALN dans les massifs d'El-Milia (Ouled Salah, Ouazane, Ouled Arbi, Mechat, Boukhdach, Beni s'bih...) et pour fuir les bombardements au NAPALM ordonnés par "les Hauts Responsables Militaires" de l'armée coloniale qui voulaient prendre leur revanche en Algérie ainsi, retrouver l'honneur perdu à Dien Bien Phu. Les Habitants des douars qui ont eu la petite chance d'échapper à la mort programmée, et pour sauver leurs vies, étaient obligés de quitter leurs maisons, soit fuir vers la ville de Constantine pour trouver, refuge chez la grande famille d'El-Milia (déjà installée à Souika, R'sif ou Souk El Asar) soit, finir dans un centre de concentration. Une fois à Constantine, les gens demandaient aux arrivants...Vous avez quoi? Bel beldia(wachbikom), les rescapés de l'enfer répondaient: LAHRIKA LAHRIKA LAHRIKA... Wallah yaalam.

Source : http://chababelmiliadianna.centerblog.net/6331996-LAHRIKA-constantinois
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saladin
# saladin 04-01-2017 10:48
Citation en provenance du commentaire précédent de jijel.jijel :


Harka pourrait peut-être venir de l'époque des beys ottomans de Constantine qui désigné les gens d'El Milia travaillant à Constantine comme étant des Harika (qui signifie "bons sujets")


C'est dans quelle langue que Harika signifie bons sujets?
Si c'est dans la langue turc, il me semble que Harika a une autre signification ...
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fly1
# fly1 04-01-2017 10:36
Oui JJ , c tout simplement un Abdelaziz Boucherit Bis.ce sont des "affubulationistes ".je ne vois pas la difference entre le discours de Said.B , Boucherit et ce Saadi.il faut lrs combattre avec férocité, il ne faut pas les laisser faire.il veulent faire avaler la pilule la plus dangereuse .
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 10:06
Othmmana Saadi n'est pas une référence ni en histoire ni en linguistique; il délire tout simplement en voulant tout lier à la langue arabe pour des considérations idéologique.
Dans son écrit sur Echourouk, il "mélange" tout: le Grec au Latin et le Territoire Cananeen (en gros la Palestine) à l'Arabie ancienne.
Il écrit par exemple:
والبربريون جهلة،‮ ‬فقسنطينة كانت دائما عربية منذ نشأتها،‮ ‬فقد سماها الكنعانيون الفينيقيون قِيرطا ومعناها بالعربية القديمة المدينة ومنها جاء اسم القرية،‮ ‬سجلها اليونان سيرتا لأنه لا‮ ‬يوجد باللغة اليونانية حرف القاف‮.
"Les berbéristes sont des ignorants, Constantine a toujours été arabe depuis sa création; les cananéens phéniciens l'ont appelé "qirta" qui signifie en langue arabe ancienne "ville", les grecs l'ont transcrite en Cirta (Saadi prononce Sirta) car en la lettre qaf n'existe par en langue grecque"
C'est du n'importe quoi, pour la simple raison (et ce n'est pas la seule!) que les grecs n'ont jamais occupé Constantine et que Cirta en est plutôt la transcription latine.
De plus Saadi ne sait pas que la langue grecque comporte le qaf et il est transcrit par la lettre K (Kappa).
Par ailleurs, les phéniciens-cananéens ont commencé à s'installer en Afrique du Nord avant Jésus Christ alors que la langue arabe n'était pas encore "formée" car les plus vieilles inscriptions arabes datent de 250 après JC.

On voit aussi une autre bourde de Saadi lorsqu'il dit :"Les romains ont détruit Carthage en l'an 146 avant JC puis ont occupé le Maghreb grâce à leur valet Massinissa mais son petit-fils a senti le danger de cette occupation sur la Numidie et le peuple amazigh et il s'est donc soulevé à partir de Cirta en l'an 112 avant JC, cette révolte a duré des années mais il a été trahi et fait prisonnier en l'an 204 avant JC."
On voit ici que Saadi vient d'inventer la machine à voyager dans le passé, en effet 204 avant JC est antérieur à 112 avant JC et cela montre qu' il est ignorant en matière de datation.
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fly1
# fly1 04-01-2017 09:10
Bonjour Saladin.
Oui ce que vous dite en est une autre explication étymologique, et g dit qu ' il en existe au moins une dizaine. Mais comme j l'ai déjà annoncé c en latin que le c se prononce k et non pas en phenicien.
Bonne journée.
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fly1
# fly1 04-01-2017 09:02
Slt JJ
EmMilia , c plutôt languistique , et c une particularite de Jijel , la lettre "l" reste muette devant le "m".on dit partout El milia sauf à Jijel ou le le "l" disparaît. Autre exempke : elma =emma=eau , elmerka=emmerka=ragoût, Elmakla=emmakla=nourriture , Elmaghyère =emmaghyère=le jaloux..........
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 10:21
Oui je sais que c'est une particularité de prononciation de notre région mais je parlais plutôt du sens du nom "El Milia" qui pourrait, sous toute réserve" peut-être signifier "Blanche" comme Melilla (à prononcer Mlilia) sur la côte espagnole.
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fly1
# fly1 03-01-2017 23:56
il y a falsification , mensonges dans l'écriture de l'histoire , et si vous n'êtes pas d'accord là dessus , et qu'en plus vous me répondez sur ce ton ,et avec des salades , c'est que l'intelligence n'est pas votre qualité première.
qu'est-ce qui vous vexe ? et pourquoi vous vous sentez visé ? g parlé de l'histoire en général , et non pas de votre historiette .
avec une telle réponse , vous m'avez vraiment passé un bon moment d'hilarité , et je pense qu'apparemment vous n'avez pas peur du ridicule , et surtout quand vous énoncez que Cirta est un mot d'origine berbere ,et en plus avec une grande conviction , ce qui fait de vous le pitre et l'amuseur que j n'ai jamais vu sur jijelinfo (il y en a beaucoups) et qui m'a fait bien rire.

revenant sur Cirta : vous vous lancer dans l'explication éymologique du mot , et vous ignorez peut être qu'il y en a plus d'une dizaine , et vous choisissez la plus rejetée par la plus part des historiens .je vous donne généreusement alors , la plus acceptée :
Cirta vient du phénicien Chirta (ou shirta) , que lui dérive de achirta (ou ashirta) , et qui veut dire " lieu sacré", là on comprend que le mot est lié plutôt
à un theonyme qu'un toponyme. Ensuite ce mot au fil de temps et avec glissement de sens a donné chez les Romains le mot Cirta , quil prononce Kirta .

Repondez maintenant aux remarque qu'il vous a faites jijel.jijel. (nous sommes peut être les deux seuls qui ne se trompe que rarement , pour ne pas dire jamais , et les 2 seuls qui disent la vérité qui dérange les idiots et incultes ? qui réagissent par agressivité et insultes).
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saladin
# saladin 04-01-2017 08:11
Bonjour Fly1


Selon Othmane Saadi ( voir lien ci-dessous) ce sont les Cananéens Phéniciens qui ont attribué le nom de قيرطا Guirta à Constantine que les grecs ont transformé à Cirta parce qu’ils n y a pas la lettre ق ( quaf ) dans la langue grecque .
Dans l’ancienne langue arabe ( origine cananéenne) Guirta veut dire ville.
Il n’ y a pas que ça.
Beaucoup de villes côtières algériennes doivent leurs noms aux cananéens phéniciens.

www.echoroukonline.com/ara/articles/234254.html
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BOUCHERIT
# BOUCHERIT 04-01-2017 11:37
Réponse à Fly1

En dehors, de la fixation sur l’origine du mot Cirta, qu’est-ce qui vous heurte dans l’article ?

L’article réhabilite une histoire méconnue des tribus de OuledAidoune. Nous évoquons la résistance des OuledAidoune face à l’invasion Arabe, nous parlons du génocide féroce sur OuledAidoune que les partisans des arabes tentent de masquer.

Il faut lire jusqu’au bout l’article et ne pas rester bloqué sur le passage sur Cirta.
Si, à vos yeux, faire une erreur d’interprétation sur l’origine du nom Cirta, à supposer qu’il y a erreur, est synonyme de falsification de l’histoire.

Alors là, Monsieur, l’article n’est pas pour vous car il ne traite pas, ici de Cirta, votre sujet favori, mais d’un sujet très sérieux qui réhabilite la vérité sur l’histoire des tribus Ouled-Aidoune.
Nous avons mis 9 ans de recherche pour arriver à ce résultat qui nous semble vraiment crédible.

A la recherche des indices, Nous avons étudié les contenus des vieilles histoires et chansons berbères des différents douars d’El-Milia. Nous avons visité d’abord, les ruines de Tanafdour aux environs de Machat (El-Milia), de Djamila, de Timgad. Nous avons été en Andalousie (Séville, grenade, Cordoue, Malaga), nous avons visité les ruines romaines d’Athènes en Grèce, en Turquie (Istanbul et Bursa) et d’autres destinations. Certes, pas spécialement pour cette histoire, mais on l’avait en tête à chaque événement qui nous alerte.

Nous n’avons pas l’intention de nous justifier. Nous voulons juste rétablir la vérité sur l’histoire d’un peuple qui a tant souffert sous les regards indifférents des gens qui raisonnent comme vous. L’article est destiné pour les habitants d’El-Milia et sa population (OuledAidoune) et j’espère que les El-Miliens retrouveront leurs fiertés et réagiront pour contrecarrer les faussaires comme vous.

Quant à la réponse pour vos amis Jijel.jijel, je considère que leur intervention répond exactement à la logique et méthodes des arabes de lancer, tout azimut, des explications inventées et fausses pour détruire et effacer toutes cultures et civilisations étrangères qui ne découlent pas de la culture arabe.

Maintenant, arrêter d’avancer à visage masqué et dites-nous un peu plus sur vos frustrations et les raisons qui vous poussent à méconnaître les innovations et à traiter toute vérité comme falsification de l’histoire ou de l’ordre établi.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 14:12
@Boucherit:
Citer :
Quant à la réponse pour vos amis Jijel.jijel, je considère que leur intervention répond exactement à la logique et méthodes des arabes de lancer, tout azimut, des explications inventées et fausses pour détruire et effacer toutes cultures et civilisations étrangères qui ne découlent pas de la culture arabe.
je n'ai absolument pas compris ce que vous avez dit dans la citation que j'ai reprise ci-dessus. Avez-vous bien lu ma première intervention et l'avez-vous comprise?
En quoi mon intervention répond à la logique et méthodes des arabes? Bien au contraire, elle met plutôt l'accent l'accent sur l'amazighité (ou si vous voulez l'"autochtonocité" des populations de l'espace ketamien dont la région des Nouafdria") et la nécessité de lutter contre les tentatives d'effacer l'histoire du pays (en général) ou de l'assimiler à la culture arabe et ce sans occulter le passage d'autres civilisations.
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village tanefdour
# village tanefdour 04-01-2017 15:49
Citer :
Slt JJ EmMilia , c plutôt languistique , et c une particularite de Jijel , la lettre "l" reste muette devant le "m".on dit partout El milia sauf à Jijel ou le le "l" disparaît. Autre exempke : elma =emma=eau , elmerka=emmerka=ragoût, Elmakla=emmakla=nourriture , Elmaghyère =emmaghyère=le jaloux..........
Citer :
Oui JJ , c tout simplement un Abdelaziz Boucherit Bis.ce sont des "affubulationistes ".je ne vois pas la difference entre le discours de Said.B , Boucherit et ce Saadi.il faut lrs combattre avec férocité, il ne faut pas les laisser faire.il veulent faire avaler la pilule la plus dangereuse .
KIma ankoulou aandna.. Raham attaaraou.
A cHAUQE SUJET IL FAIT APPELLE A SON MAITRE JIJELI JIJEL...
eT COMME IL L4A REJETE, Il me semble que jijelijijel et l auteur sont tout a afit d accord.
LE PERTURBATEUR RETSE SEUL COMME................

incroyable ce type.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 04-01-2017 16:59
@Tanefdour,
Je n'ai pas bien saisi le sens de votre commentaire.
Par ailleurs, n'étant maître de personne, je n'interviens que lorsque je considère que mon commentaire (que j'essaie au maximum de documenter et de référencer) pourrait apporter un plus, un autre regard ou susciter un débat instructif dans la sérénité.
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MedSouilah
# MedSouilah 04-01-2017 17:32
Citer :
susciter un débat instructif dans la sérénité.
Voilà qui est bien dit cher JJ.
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BOUCHERIT
# BOUCHERIT 03-01-2017 19:58
Réponse à « Fly1 »

Sans la démarche du journal Jijel info j’aurais certainement jugé inutile de répondre à votre commentaire. S’arrêter sur des propos, jetés en pâture, comme ça, à l’emporte-pièce, n’est pas ma façon de concevoir un débat contradictoire entre deux personnes animées par des esprits tolérants et intellectuellement structurés.
Vous n’avez même pas fini de lire l’introduction sur la démarche conceptuelle avec lequel est mené l’article, que vous avez commencé à vous agiter et crier au complot : Mensonge, Falsification de l’histoire, !!! Alors que vous ne connaissez même pas le thème sur quoi traite l’article. La preuve illustrée par les passages suivants de votre bref message
Citer :
: je me suis arrêté de lire au mot KIRTHA, : j vais quand lire ce soir la suite , c sûr qu il y a beaucoups de cokies.
Ne parlez pas si vous ne connaissez pas. C’est plus intelligent.
Il y a beaucoup de commentaires, vides de sens, pauvres en argumentations et menés avec une grande violence, tel que votre réponse, juste pour attirer l’attention et faire parler de leurs auditeurs.
Monsieur Fly1, vous voulez jouer à l’ange, mais sans vous rendre compte que vous faites la bête.
Monsieur « Fly1 », fait des commentaires sur des articles sans les lire.
Maintenant, je vous réponds à propos de KORTHA, KERTHA et CIRTA.
En effet, KHORTA provenait de la culture Carthaginoise. Qui veut dire : Quartier. KHERTA ou KIRTA était le nom berbère attribué à la ville de Constantine de nos jours. Par contre les Romains prononçaient CIRTA, effectivement, Ils transformaient le K en C.
Pour parfaire vos connaissances et arrêtez de faire semblant dans les Forum. Je vous invite à lire le livre, qui sortira incessamment sous peu à Alger. Sur le règne de Massinissa.

Abdelaziz Boucherit
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village tanefdour
# village tanefdour 03-01-2017 20:14
Merci de nous annoncer la sortie du livre Monsieur Boucherit.
Bravo et merci pour le partage de cette page d'histoire que d'autres ignorants veulent négliger.
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village tanefdour
# village tanefdour 04-01-2017 07:31
Citer :
Vous n’avez même pas fini de lire l’introduction sur la démarche conceptuelle avec lequel est mené l’article, que vous avez commencé à vous agiter et crier au complot : Mensonge, Falsification de l’histoire, !!! Alors que vous ne connaissez même pas le thème sur quoi traite l’article. La preuve illustrée par les passages suivants de votre bref message
Ceci démontre le niveaude la PERSONNE faible d'esprit.
QUAND ON ABORDE UN SUJET AUSSI IMPORTANT ET EN PLUS HISTORIQUE, IL FAUT BIEN LIRE - SE DOCUMENTER - FAIRE DES RECHERCHES - ET ENSUITE CRTIQUER GENTIMENT ET NON BLANCER DES SALADES COMME TOUJOUR AVANT DE LIRE LE TEXTE.
DESOLANT VOUS AVEZ DEMONTRER VOTRE CULTURe tres faible MON CHER ET VOUS ETES TOUJOUR RELIE A UNE PERSONE QUI EST ....
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fly1
# fly1 03-01-2017 13:30
Il y a l'histoire "vecu" et l'histoire "rapportee" , où l'on peut mentir , deformer falsifier .......
Pour ce texte de Mr BOUCHERIT (j'espere quil intervienne) , je me suis arrêté de lire au mot KIRTHA.
Le mot n'est pas berbere, c du latin ,Cirta s'ecrit CIRTA en latin et se prononce KIRTA toujours en latin.en effet en latin le "c" se prononce "k".j vais quand lire ce soir la suite , c sûr qu il y a beaucoups de cokies.
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MedSouilah
# MedSouilah 03-01-2017 13:50
Je vais lui transmettre un email, et lui créer un compte pour qu'il peut intervenir.
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jijel.jijel
# jijel.jijel 03-01-2017 01:10
Intéressant mais totalement dépourvu de références documentées historiques.

Concernant l'appellation Aidoune, il me semble curieux que dans, cette zône (isolée à l'époque), montagneuse, les autochtones disent en arabe (des Béni hilal) "Wa 3a Ïdoune."

Aidoune est plutôt d'origine andalouse, la terminale "oune" est une caractéristique des noms andalous.
Aid===> AIDOUNE
Zeid===>ZEIDOUNE
Khaled===> KHALDOUNE
Rahim====> RAHMOUNE
3amr====> 3AMROUNE
et d'autres encore tels que KHALFOUNE, ABDOUNE,SAIDOUNE,...

Par ailleurs on retrouve aussi une petite ville marocaine appelée Béni Aidoune (plus ou moins berbérobhone) dont les habitants se disent originaire d'Andalousie à cause. justement de la terminaison "oune"

Pour HARIKA (haraik), il est tout aussi étonnant que les autochtones de la région maîtrisaient l'arabe tout au début de l'invasion arabe pour exprimer l'incendie en Harika et son pluriel Haraïk.

Harka pourrait peut-être venir de l'époque des beys ottomans de Constantine qui désigné les gens d'El Milia travaillant à Constantine comme étant des Harika (qui signifie "bons sujets")

El Milia et rapport avec Mila: peut-être mais pourquoi pas une origine Berbère. D'ailleurs on ne dit pas El Milia mais plutôt EmMilia pouvant signifier "blanche" du fait de présence de massifs calcaires dans la région.

Cette tendance à vouloir effacer l'histoire et à imposer des toponymes et des origines arabe à tout les lieux d'Algérie se retrouve dans beaucoup de "légendes" très récentes telles par exemples:
-Constantine dont certains disaient que ce nom dérive de Kasr ETTINE (le palis d'argile) en effaçant des siècles d'histoire

-In Aménas par le très curieux Aïn Oum Ennass

-Ain Mlila par Ain Oum Lila (la source de la mère de Lila)
ET les tentatives réussies ou pas de faire oublier Aït, Ath et les remplacer par des Beni dans les régions berbérophones (Ath Yenni par Béni Yenni par exemple)
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saladin
# saladin 02-01-2017 16:44
Ainsi donc, le mot El Haraik, par lequel les constantinois désignent les habitants d’El Milia et ses environs, est dérivé du mot arabe qui veut dire les terres brûlées.
Terres brûlées, une tactique comme une autre, pour résister à l’invasion des Arabes, selon notre ami, Bouchrit Abdelaziz, que les Aït Aïdoune avaient adoptée.

Maintenant j’ai une réponse, plus ou moins logique, à l’énigme qui m’a toujours préoccupé. :-)
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Foughali
# Foughali 04-01-2017 15:22
Citation en provenance du commentaire précédent de saladin :
Ainsi donc, le mot El Haraik, par lequel les constantinois désignent les habitants d’El Milia et ses environs, est dérivé du mot arabe qui veut dire les terres brûlées.
Terres brûlées, une tactique comme une autre, pour résister à l’invasion des Arabes, selon notre ami, Bouchrit Abdelaziz, que les Aït Aïdoune avaient adoptée.

Maintenant j’ai une réponse, plus ou moins logique, à l’énigme qui m’a toujours préoccupé. :-)



Salut Saladin
Je vois que tu as très bien mis le feu aux poudres, avec ton commentaire innocent ( en apparence!)...
Pour ma part, je ne voudrais pas ajouter de la polémique à celle déjà lancée par les uns et les autres....
Par contre, je voudrais rappeler ce qui m' a toujours étonné, à savoir le vide sidéral quant à l'histoire de l'algérie....pourtant, un vieux pays....
En effet, chaque fois, on me ressort des références à Ibn Khaldoun....qui a vécu il y a plusieurs siècles et qui n'a fait que traverser l'algerie....
Alors que notre pays a eu des milliers d'évènements majeurs ( guerres, occupations, catastrophes naturelles...).
Entre l'arrivée et le départ des romains, il y a eu une époque très riche, j'en donne pour preuve, des pièces dans les musées de Rome, et d'ailleurs....
Après les romains....que s'est il passé ?
pendant l'occupation espagnole ou génoise ...
Quid de la presence des otomans et des razzias en méditerranée, avec le marché d'esclaves blancs d'alger ?
Je veux bien croire que la parenthèse de 132 ans d'occupation francaise est assez bien couverte...mais seulement vu du coté de l'occupant...
Alors, suis je le seul à regretter l'absence totale d'écrits historiques, comme si personne ne veut connaitre ses origines, ses racines, les prouesses de ses ancêtres ?
Ne serait ce pas la faute à la presence de deux ethnies, et plusieurs cultures, qui bloquent toutes tentatives de former des historiens ?
J'allais oublier ....ne venez pas me parler de la petite histoire de la guerre de 7 ans et des 50 ans derrnièresd années....Cà, c'est de la petite histoire....et surtout pas l'histoire avec un grand H!

A ceux qui voudraient m'attaquer, m'insulter ou juste se limiter à commenter mon post....je dis....Passez votre chemin....your comments are useless!

Bonne journée à tous.... and happy new year, à ceux qui comme moi, fêtent le nouvel an...
Foughali, toujours prêt à mettre les points sur les i et les barres aux T....

:eek:
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alpacino
# alpacino 10-01-2017 20:13
salamoalikom:
je suis un aidouni de ouled debbab , mais j'ai un énigme qui m'a toujours préoccupé ,pourquoi le dialecte des ghazaouette a tlemcen ressemble bcp a celle de notre region?
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