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L’administration publique au sein de laquelle travaillent, des millions d’hommes et de femmes de tous les domaines du savoir, est le plus gros employeur du pays. Elle dispose de toutes les compétences nécessaires devant lui permettre de cerner et résoudre efficacement tous les problèmes auxquels nous sommes quotidiennement confrontés.

En tant qu’administrateur en chômage technique, Il nous a été donné, durant d’innombrables occasions, et à travers une longue carrière, de participer à rechercher des solutions aux divers dysfonctionnements et maux qui gangrènent notre administration. Cette grande entité, en tant que pouvoir exécutif, démembrement de l’état central, auquel est confiée l’exécution de toutes les lois et règlements régissant la vie du citoyen, n’arrive pas à sortir de sa léthargie, pour les raisons que nous développerons ci-après.

En effet l’administration publique est la plus grande organisation qui s’occupe des activités quotidiennes de tous les agents de l’Etat. Ses missions touchent tous les domaines et affectent la vie de tous les citoyens. L’administration publique est un phénomène aussi vieux que l’Etat. Elle est constituée par l’ensemble des structures et organisations ainsi que des individus qui les animent dans la formulation et la mise en œuvre des politiques et programmes et décisions publics.
L’histoire de notre pays, évoque trois types d’administration : l’administration précoloniale, l’administration coloniale, et enfin l’administration post-indépendante. Cette dernière est celle qui nous intéresse, constituée de l’ensemble des structures créées par notre pays pour répondre aux besoins divers, sans cesse croissants et variés des citoyens. Toute réflexion concernant l’efficacité de tout cet ensemble doit chercher à déterminer comment ces structures sont gérées et comment les hommes et les femmes qui y évoluent passent leurs temps et utilisent leurs compétences pour répondre aux objectifs et besoins de la société. Depuis que le parti unique est entré dans la vie politique de l’Algérie, au lendemain de l’indépendance, on a adopté un comportement qui a beaucoup affecté l’appareil administratif. Sous prétexte fallacieux de remédier à un déséquilibre régional né de la colonisation, on a institué de nouvelles méthodes, qui ont engendré de sérieuses tares dans l’administration publique. Elles ont pour noms régionalisme, tribalisme, népotisme, favoritisme, laisser-aller et corruption. A propos de la corruption, et selon les ont dit de l’époque, le défunt président Houari Boumediene, avait déclaré lors du congrès national des cadres de la nation, tenu en 1977 à Alger, ce qui suit : « Faites vos affaires, et laissez-nous faire notre politique ».
Pour mémoire, aussi fallacieuse soit-elle, il suffisait d’être un bon militant du parti, astreint à la possession de la carte de militant, instituée par le fameux article 120, pour prétendre à un bon poste de responsabilité, au mépris de toute considération de compétence. Ce critère partisan s’est couplé du facteur de népotisme. Partout, on pouvait trouver des individus d’un même village ou d’une même région, dans les départements ministériels, depuis le poste de ministre jusqu’à celui de planton. Dans ces conditions, les responsables secondaires n’avaient pas d’autorité sur leurs agents qui étaient considérés comme des protégés. La hiérarchie n’est plus respectée. Il fut un temps, les remaniements ministériels qui intervenaient, avaient respecté et encouragé le régionalisme et le tribalisme. On avait tendance à remplacer un ministre issu d’une certaine région par un autre de la même région, et chacun s’évertuait de s’entourer des siens. Cette tendance se poursuit aujourd’hui dans plusieurs départements de l’administration de notre pays.
Tout le monde est conscient que les méthodes politiques du système du parti unique, érigé en parti administration, ont vraiment gangrené l’administration publique. Même à l’heure actuelle, le clientélisme partisan se poursuit toujours à tous les niveaux. Les agents dans leur majorité, qui sont en contact direct avec le public, monnaient leurs services. Un laisser-aller s’est instauré. Il est le résultat d’un leadership d’indifférence à l’égard de la grande majorité des agents. Les responsables s’entourent de cousins et d’amis, tissant une toile d’araignée infranchissable, pour s’assurer la main mise sur toutes les actions dites rentables…
L’absentéisme chronique qu’on constate dans l’administration est la conséquence du manque d’équité dans la gestion du personnel. Il existe des principes dans l’administration publique qui commandent le respect de l’ancienneté et des grades. Cependant, chez nous, les autorités investies du pouvoir de nomination, qui se croient au-dessus des lois et principes, foulent tous ces principes au pied. Ainsi de simples agents, secrétaires et des attachés d’administration sont devenus les grands patrons qui font la pluie et le beau temps dans les services, pendant que les cadres supérieurs passent la plupart de leur temps à gérer l’ennui, et les désagréments de l’exclusion.
La quasi-totalité de nos responsables, oublie tout de la bonne pratique de gestion des ressources humaines. Ils s’accrochent à la méthode partisane, qui consiste à s’entourer de petits commis qui courent derrière eux tout le long de la journée. En effet, beaucoup d’agents voire des cadres supérieurs n’ont pas d’attributions précises dans leurs domaines de compétence. Cet état de choses est une carence grave de gestion et de valorisation des ressources humaines. Certains agents, et souvent les moins compétents mais bons militants, sont submergés de dossiers, alors que les autres passent le temps à tourner le pouce.
Notre administration continue de fonctionner sur des principes archaïques. Les nominations se font sur des critères partisans et complaisants, pour récompenser des amis et des cousins. On est prêt à sacrifier la compétence et l’efficacité pour des considérations extra professionnelles.
Tout ce qui précède peut expliquer la démotivation qui se manifeste au sein de l’administration publique, et participe à l’aggravation de l’inculture managériale, encourageant sans hésitation, la formule d’option nouvelle, celle de partir en retraite, même à l’âge de cinquante ans. Il demeure entendu, que la motivation est un processus qui consiste à se servir de mesures incitatives pour stimuler les individus à agir dans l’intérêt public, servir le citoyen et être à l’avant-garde du processus d’émancipation du pays et de ses institutions.
Il est impératif, et opportun, pour que nous tous, puissions sans complaisance, poser le problème d’efficacité de notre administration publique devenue un « fourre-tout ». Il est temps qu’on recherche des réponses aux pourquoi et comment de chacun des dysfonctionnements identifiés. L’équité interroge la conscience de l’agent et le pousse à réagir positivement ou négativement selon le traitement qu’il reçoit dans son service. L’absence d’équité érigée en règle d’administration est l’une des tares de notre administration.
Espérons que nous avons tous compris que le changement doit signifier la restauration du système de mérite, la fin du tribalisme et du régionalisme, le triomphe du professionnalisme sur le népotisme et le favoritisme, et c ‘est à ce prix, et à ce prix seul, qu’on parviendra à faire triompher l’efficacité et l’efficience sur la médiocrité et la léthargie. Le changement doit en bref, signifier une nouvelle approche beaucoup plus humaine et professionnelle de la gestion des affaires publiques.


Signé : le citoyen communal.

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