MÉMOIRE HISTORIQUE. LA TORTURE.

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A travers cette douloureuse partie, nous évoquerons la dure réalité endurée par grand nombre de prisonniers algérien. Nous tacherons de voir quels furent les principales méthodes de torture employées lors de la guerre d'Algérie, comme preuve d'une cruauté et d'une totale absence d'humanité de la part des tortionnaires.

 

 

Tortures Physiques:

Les moyens utilisés par nos tortionnaires désaxés et dépravés sont nombreux et variés. Ils vont des violences rudimentaires et primitives aux techniques les plus sophistiquées.

Les bastonnades et la flagellation :


Ce sont des méthodes rudimentaires qui accueillent le supplicié dans la "salle d'exploitation des informations" ou le "laboratoire " selon la propre appellation cynique des salles de torture par les tortionnaires.
Dès son entrée le supplicié est reçu par des coups de poings et de pieds sur tout le corps avec deux zones de prédilection : le visage et les organes génitaux. A cela s'ajoutent des coups de bâton et de tuyaux en caoutchouc sur la tête et sur le dos, entraînant le plus souvent des traumatismes crâniens et des fractures costales.
Il est une spécialité dont nos tortionnaires excellent. Il s'agit de la "fallaqa " qui consiste après avoir allongé et attaché le supplicié sur un banc, à frapper sa plante des pieds avec un bâton fin ou un câble électrique. Extrêmement douloureuse, elle provoque un œdème et des plaies hémorragiques qui s'infectent le plus souvent et qui empêchent la malheureuse victime de marcher.

prisonniers algériens.

La technique du chiffon :

C'est la méthode la plus fréquemment utilisée. Elle est pratiquée partout, c'est la méthode introductive de la panoplie de supplices. La victime dévêtue est allongée puis attachée à un banc de telle manière qu'elle ne puisse bouger. Un chiffon est introduit avec force dans sa bouche, ce qui permet de maintenir cette dernière ouverte. De l'eau sale, généralement puisée des WC ou des égouts de cuisine est introduite de force dans la bouche et ce, jusqu'au remplissage de l'estomac et à la suffocation. Parfois il est ajouté à cette eau du grésil ou de l'eau de Javel.
Une fois l'estomac bien rempli, l'un des tortionnaires se mettra à frapper l'abdomen du supplicié avec des coups de poing ou de pied pour lui faire régurgiter cette eau. D'autres s'assoient carrément sur l'abdomen du supplicié.
Il existe une autre variante de cette technique et qui consiste à introduire un tuyau relié à un robinet et à laisser couler l'eau jusqu'au remplissage de l'estomac puis le tortionnaire procède comme précédemment pour faire évacuer l'eau.

La suspension au plafond :


c'est également l'une des techniques fréquemment utilisées dans les salles de torture qui sont équipées de systèmes de poulies ou de crochets placés sur les murs et les plafonds. Il existe plusieurs variantes selon les "goûts" des tortionnaires.

La suspension par les poignets : elle consiste à suspendre la victime au mur ou au plafond par l'un ou les deux poignets, les pieds pendant au dessus du sol et ce, durant plusieurs heures voire des journées entières. Cette pratique entraîne une véritable strangulation au niveau des poignets avec parfois des séquelles vasculo-nerveuses provoquant un retentissement fonctionnel sur la main.

La suspension en sac : les pieds et les poignets du supplicié sont attachés ensemble par une corde ou un câble. Tout le corps est alors hissé par un système de poulie au plafond. La victime restera ainsi, des heures voire des jours. Lorsque le supplice se termine, on lâche brutalement la corde et le corps de la victime, épuisé par des heures de supplice s'effondre lourdement et violemment sur le sol.

La suspension par les pieds : les chevilles sont attachées par une corde ou un câble et la victime est alors suspendue au plafond, tête vers le bas et ce durant des heures ou des jours. Elle entraînera des vertiges et des troubles vasculaires cérébraux. Beaucoup de suppliciés mourront lorsque la suspension est prolongée.

L'électricité ou la "géngène":


C'était le passage d'électricité à travers le corps par l'intermédiaire d'électrodes placées et reliées à un magnéto. Très fréquemment utilisée lors des "séances de renseignement".

La classique séance d'électricité : Sur une victime dévêtue, allongée et bien ficelée sur un banc, de préférence métallique, le tortionnaire mouille d'abord le corps en versant sur lui un seau d'eau. Des fils électriques se terminant par des pinces et reliés à une puissante source de courant électrique, sont appliqués sur les parties sensibles du corps : lobes d'oreilles, mamelons, parties génitales. Des décharges sont alors appliquées entraînant de véritables convulsions et contorsions de la victime, malgré ses solides attaches au banc. Les douleurs sont atroces selon les récits de nombreux témoins. Nombreux seront ceux qui perdront connaissance et seront réveillées par d'autres décharges.

La matraque électrique est le moyen moderne de torture. Décrite surtout dans les centres de la sécurité militaire de Châteauneuf, de Blida et de Boumerdés, elle permet tout en assénant des coups d'envoyer des décharges électriques qui foudroient la victime. C'est une matraque formée de deux parties : une partie recouverte de cuir et qui est la poignée et une partie métallique hérissée de pointes.

Le stylo électrique : décrit par plusieurs témoins séquestrés au centre de Châteauneuf, cet appareil qui ressemblerait à un stylo présente une pointe métallique terminale semblable à celle d'un fer à souder. Appliqué sur les pieds et les différentes parties du corps, il délivre de puissantes décharges électriques qui foudroient le supplicié. Cet appareil aurait été importé des Etats-Unis.

Les aiguilles électriques sont introduites tout comme des aiguilles d'acupuncture en différentes parties sensibles du corps.. Mais contrairement à ces dernières qui soulagent, celles-ci provoquent des douleurs atroces.

Les brûlures :


Il existe plusieurs moyens de les provoquer dans la panoplie de nos professionnels des torture.

· par mégots de cigarettes : c'est la technique la "moins" sauvage. Le tortionnaire écrase le mégot de sa cigarette sur le thorax, l'abdomen ou le visage du supplicié attaché à un banc, entraînant des brûlures ponctuelles plus ou moins profondes.

· par l'essence : elle consiste à verser de l'essence soit sur la barbe soit sur les organes génitaux et de craquer une allumette entraînant un embrasement du liquide inflammable. De nombreux citoyens ont présenté de très graves séquelles plus particulièrement au niveau de l'organe génital.

· Le chalumeau : cet appareil de soudure est appliqué généralement sur le thorax et l'abdomen. Il entraîne des douleurs atroces et provoque des brûlures du troisième degré qui s'infectent souvent du fait de l'absence de soins.

· Le fer à souder : comme le chalumeau, provoque des brûlures graves. Des tortionnaires sadiques, écriront avec cet instrument sur la peau du supplicié des prénoms de femmes ou des initiales de clubs de football qu'ils supportent.

L'épreuve de l'échelle :


Le supplicié est suspendu par ses poignets et ses chevilles en X à une échelle. On laisse brusquement tomber celle-ci avec le corps attaché de la victime. Il tombera sur son visage, provoquant souvent des fractures de la base du nez. Il existe une variante de cette épreuve qui consiste à ligoter le supplicié sur une chaise et à projeter cette dernière en avant avec réception au sol sur le visage.

Les tenailles :

Elles sont utilisées pour arracher la peau du thorax et de l'abdomen ou encore les ongles du supplicié. La plaie cutanée ainsi provoquée est saupoudrée de sel. Lorsque la victime est barbue, les tenailles serviront à arracher sa barbe.

La lame de rasoir et la baïonnette :


Tout comme les tenailles, elles serviront à entailler la peau du thorax, de l'abdomen et du dos provoquant des plaies linéaires qui seront saupoudrées de sel.

prisonniers algériens.

" Il n'y avait pas de limites, jamais de rappel à l'ordre" - André Brémaud, ancien appelé

 

Les Moyens De Tortures Psychologiques

Simulacre d'exécution :


La victime est souvent sortie de sa cellule, visage recouvert d'une cagoule et jetée dans une malle de voiture. Il est emmené hors du lieu de séquestration, généralement dans une forêt. Là on lui hôte la cagoule et on lui met le canon du pistolet sur la tempe ou on tripote un poignard, lui faisant comprendre qu'on allait l'égorger. L'opération sera répétée plusieurs fois pour terroriser la victime.

Insomnies et état de psychose:


le supplicié est alors enfermé dans une cellule mitoyenne de la salle de torture. Les cris des suppliciés et les vociférations hystériques des tortionnaires qui se relaient en permanence dans leurs basses besognes empêchent la victime de dormir tout en le maintenant dans un état continu de psychose et de terreur.

Menaces de ramener l'épouse, la mère où la sœur et de la violer devant le supplicié : de nombreux cas se sont produits et des femmes ont été violées devant leurs parents par des hordes de tortionnaires obsédés.

Les prisonniers sont maintenus dans des sortes de trous. Les prisonniers étaient donc humiliés, parqués dans des trous creusé par eux même, recouverts de barbelés qui leur interdise de relever la tête, ils bénéficient d'une moindre hygiène et sont exposés aux intempéries.( cf. ci dessous)

 

Crâne d'un Chahid ALN en trophée sur char français à Ain beida

 

 

http://guerredalgerie.free.fr

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