Pas une rose, du respect

Portrait de MedSouilah
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Tous les 8 Mars, on a seriné à la femme des promesses pour sa “réhabilitation” dans le monde du travail, son droit à occuper, par ses compétences, des postes de responsabilité, son quota dans les fonctions politiques. On le fera encore aujourd’hui, dans toutes les entreprises et institutions.
Aux fêtes que les femmes partagent avec les hommes, s’ajoute une autre comme pour les distinguer ou leur rappeler qu’elles ne sont pas comme les autres. Une journée qui fut, à l’origine, celle de la contestation et de la dénonciation de la ségrégation dont elles sont les victimes.

Aujourd’hui, le 8 Mars a perdu de sa signification et se trouve réduit à une rose, fanée dès le lendemain. Mais les violences contre elles, sous toutes leurs formes, prennent le reste de l’année, avec cette normalité dans les actes barbares, dans beaucoup de pays qui considèrent la femme comme inférieure. D’aucuns tireront des textes de quoi se conforter dans leur ignorance machiste, d’autres la position de leur fonction pour un harcèlement moral que la justice de notre pays n’a pas prévu dans ses textes. Il est ainsi aisé de transformer la victime en accusée, la présenter sous les traits du diable.
Tous les 8 Mars, on a seriné à la femme des promesses pour sa “réhabilitation” dans le monde du travail, son droit à occuper, par ses compétences, des postes de responsabilité, son quota dans les fonctions politiques. On le fera encore aujourd’hui, dans toutes les entreprises et institutions, autour d’une collation, après le discours du premier responsable. Ensuite, on offrira, pardon… on distribuera des roses et des services à eau ou des parfums, selon les trésoreries. Le lendemain, c’est le retour à la case départ, celle du mari et de sa femme, du chef et de son employée. La prise de conscience commence à prendre forme par les acquis arrachés par cette frange de la population, majoritaire dans beaucoup de secteurs comme l’éducation ou la santé. La femme a compris que la dignité ne se donne pas, elle se mérite, par les études et s’arrache de haute lutte comme elle l’a fait pour l’amendement du code de la famille et comme elle le fait pour son abrogation. Les roses, c’est bon pour les amoureux à la Saint-Valentin. La femme demande juste qu’on la respecte et qu’on la mette sur un pied d’égalité avec l’homme.

Par : Outoudert Abrous

Commentaires

Le sort de la femme en Algérie est enviable à plus d'un titre.Il faut arrêter ces élucubrations parisianistes de mauvais goût.

Enviable à plus d'un titre, et soumise surtout! la hantise de la répudiation ou de la polygamie. De très bons titres pour lui rendre son avenir enviable. Je ne parlerai pas du code de l"infamie" ni du voile obligtoire, ni nini nini....

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