CET AUTRE EDEN

Portrait de Letempquipasse
Share/Save
EN DEPERISSEMENT Oiseaux envolés. En des faîtes contre-nature perchés. Ces bâtiments. Les nids sous le ciment construits. Feuillage en fer sans bruissement. Les êtres en dépaysement. L’âme et l’œil en étouffement. Contrition. Diamant ternis. Son écrin sombre taché. Airs devenus sans partition.

           

 

 Cet Autre Eden… En Dépérissement

 

Jijel et sa côte, m’avait bien été contée. Il n’était que verdures.

Etendues de mer et des plages à l’infini. Espaces sans ordures.

L’Eden. Aux monts touffus. Ses cours, partout en ruissellement.

Gens paisibles en occupation. La terre s’y consacrant seulement.

 

De la mer, ses baies. La vue si triste, aussi atterrant. Gens en folie.

En cette eau si limpide déposant leurs excréments. La mélancolie.

Bestiaux des plaines chassés. Partout du béton. Des Constructions.

Vues lointaines en diminution. Bouché l’horizon. La malédiction.

 

La verdure en disparition. Aridité, chaleurs et incendies. Un enfer.

L’air frais, embruns salés, odeurs iodées. Une idée. Mais que faire ?

En la ville, il est l’envahissement. Ce sacrilège. Cette rose d’antan.

Partout il est des destructions. Du passé les œuvres. Ces charlatans.

 

Angoisses. Inquiétudes. Les moeurs en effritement. Ces impudeurs.

Stupre et alcôves. Enivrements et perditions. Autant de ces laideurs.

Tant était le calme. L’être en paix. Tant le bruit et les imprécations.

La nature, la cité en désarroi. Cupidités et avidités en supplantation.

 

Au printemps, les jardins et fleurs en piétinement. Ces dépassements.

Le murmure des rivières en atonie. Barrages. Eaux en détournement.

Sentiers pastoraux. De noir macadam recouverts. Cette dégradation.

Pléiade de poisson en épuisement. Carnage, abus. Ces dégénérations.

 

Oiseaux envolés. En des faîtes contre-nature perchés. Ces bâtiments.

Les nids sous le ciment construits. Feuillage en fer sans bruissement.

Les êtres en dépaysement. L’âme et l’Å“il en étouffement. Contrition.

Diamant ternis. Son écrin sombre taché. Airs devenus sans partition.

 

Par Antar Lamine 

 

Jijel.info